MÉTEMPSYC(H)OSE,
(MÉTEMPSYCOSE, MÉTEMPSYCHOSE)subst.
fém.
Au
sing. [Précédé de l'art. déf.] (Doctrine de la) transmigration des
âmes. La métempsycose est peut-être vraie
je crois
quelquefois avoir vécu à différentes époques; en effet, j'en ai des
souvenirs (FLAUB., Souv., 1841, p. 51). L'Inde et surtout
le bouddhisme étaient connus à Alexandrie. On leur empruntait la
métempsychose, la façon d'envisager la vie comme l'emprisonnement de
l'âme dans un corps (RENAN, Égl. chrét., 1879, p. 149):
1. ...
moitié riant, moitié sérieux, il parlait de la métempsycose et de
la succession des formes innombrables où l'âme coule et se filtre, comme
une source qui passe de bassins en bassins.
ROLLAND, J.-Chr., Buisson ard., 1911, p. 1307.
Au
plur. Incarnations successives (d'une âme) après la mort. Ces
fils existaient de fait ou virtuellement de toute éternité; ils sont
venus, dans le cours de leurs métempsychoses, prendre place dans votre
famille (P. LEROUX, Humanité, t. 2, 1840, p. 441):
2. Il me
semble que quelque chose qui m'intéresse, qui m'est même personnel,
s'est passé, avant que je ne fusse né, ici. Vraiment, si je croyais aux
métempsycoses, je pourrais m'imaginer que j'ai été, dans les
existences antérieures, moine...
HUYSMANS, En route, t. 2, 1895, p. 299.
].
Ac. 1694 métempsycose, Ac. 1718 -psychose,
Ac. 1740 métempsychose, dep. 1762 métempsycose.
L'essor, à date récente de psychologie, psychose, influe
en faveur de -ch-. ROB.: -ch-, -c-; Lar. Lang.
fr.: -c-, -ch-, avec en ce qui concerne -c- la
restriction ,,selon l'Acad.``. Étymol. et Hist. 1562 J. GRÉVIN,
Second livre de la Gelodacrye, p. 309. Empr. au b. lat.
metempsychosis, gr.
«passage d'une âme d'un corps dans un autre» (de
exprimant le changement de lieu et
«animer», de
«âme». Fréq. abs. littér.: 189.
[
].
1re
attest. 1775 (RESTIF DE LA BRET., Paysans, II, 491 ds GOHIN, p.
270); de métempsyc(h)ose, suff. -iste*.